Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 14:40
Vendredi matin je propose à un copain d'acteur croisé station Saint Michel d'aller boire un verre ce soir : ce soir il y a les auditions publiques au cours Simon à 18h. Pourquoi pas ?

Je passe la journée au Louvre. Au fait tout le vendredi à 20h Pierre Boulez conference et orchestre. Gratuit pour les moins de 26 ans !!! Allez y. (Thierry si tu veux m'accompagner Vendredi soir prochain.)

J'ai émergé de la pyramide à 18h, chancelant et barbotant dans le crachin. Le cours Simon toujours derrière l'oreille. j'y vais, j'y vais pas ? On peut toujours jeter un coup d'oeil. Qu'un petit détour par Voltaire avant de rentrer à Répu. L'apéro chez Sophie n'est qu'à 20h. Beaucoup de boulot sur la planche et de pain sur le feu mais tant pis, j'ai tout le week end pour m'arracher les cheveux et me brûler les yeux devant Indesign. (que c'est bon d'en faire trop !)

Je suis donc monté ou descendu à Voltaire (tout dépend du plan). Grimper le boulevard, tourner à droite ... Des étudiants fumaient à l'entrée (c'est un pléonasme) L'un avait une pérruque blanche et l'autre une culotte de sans culotte. (je jubile, que de trouvailles !!!! on dirait une rédac de CP , toujours garder son regard d'enfant, c'est important ! )
Parraît qu'il y a des auditions publiques ? Oui, oui, c'est par là, au bout du couloir. On peut même sortir fumer entre les actes. C'est mieux qu'au théâtre ! m'explique Phèdre ou Antigone. Je penche plus pour Phèdre alors qu'il sagit de Marie Stuart, c'est elle qui ouvrira d'ailleurs les auditions.

La salle est petite, des bancs d'école ont été alignés, et au fond le jury et la directrice : assise derrière une table, cheveux blanc, charismatique, grand mère aux pigeons (qu'elle refuse de déloger du toit m'apprend mon copain d'acteur "ils nous chient parfois dessus quand on joue." Et puis il y a cette phrase sur le mur qui suffirait à conclure ce texte qui me fatigue déjà, et que je n'ai pas trop envie de terminer, d'ailleurs je ne sais pas trop pourquoi je l'écris et le publie, encore faut il que je le publie, on verra tout à l'heure, si vous lisez ce papier considérez le, c'est un rescapé, il est passé si près de l'oubli, j' hésite à le continuer n'y voyant pas vraiment d'intérête, enfin, au moins on est deux à perdre son temps, moi à l'écrire vous à le lire, j'en étais où déjà ? ha oui, à la phrase sur le mur :

IL N'Y A PAS DE MENSONGE PIRE QUE DE FAIRE UN MÉTIER QUE L'ON NE CONNAÎT PAS. Effectivement ce pourraît être la chute, ou le mot de la fin.Avec juste un remerciement à mon ami d'acteur grace à qui j'ai passé un grand moment de théâtre. Ils avaient tous du niveau et une humilité de géant. Le garçon qui a joué Saliéri dans une adaptation d'Amadeus a fait frissonner la salle, et cet hommage à Diderot et les mimiques à mourir de rire de ce Jaques plus érotomane que fataliste "cesser de parler de sa jambe vous toucher à la fin". Du beau travail et un grand moment de théâtre. Merci.    

 
Par Benjamin Benjamin
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